Salaire désiré + vacances + impôts → TJM réaliste
Cet outil aide les freelances à calculer un TJM réaliste en tenant compte du salaire souhaité, des congés, des jours de maladie et des impôts. La logique est simple : besoin annuel net ÷ jours facturables réels = TJM minimum. Fini les tarifs fixés au hasard.
Le taux journalier moyen d'un freelance se fixe rarement par intuition ou par comparaison avec un copain consultant. La réalité est mathématique : si vous visez 60 000 € nets par an et que vous posez votre TJM à 300 €, vous travaillerez probablement à perte. La raison ? Vous n'avez probablement pas déduit les jours non facturables, les charges, ni la TVA de votre simulation. Ce calcul rattrape beaucoup de freelances en fin d'année.
En France, un auto-entrepreneur ou une SASU ne facture pas 365 jours par an — ni même 220. Une fois retirés les week-ends, les congés, les arrêts maladie, les formations obligatoires et le temps consacré à la prospection commerciale, la plupart des consultants indépendants disposent de 150 à 175 jours facturables réels par an. Ce chiffre change tout à votre équation de rentabilité.
Le point de départ est votre salaire net cible — ce que vous voulez réellement toucher sur votre compte bancaire, après impôts et cotisations. À partir de là, on remonte la chaîne en ajoutant chaque couche de coût :
Une fois toutes ces variables combinées, le TJM minimal nécessaire est rarement celui qu'on avait imaginé. C'est précisément pourquoi chaque variable a son propre champ dans le calculateur ci-dessus.
Scénario 1 — Freelance junior débutant : Objectif 40 000 € nets. Régime micro-entreprise (22 % de charges). 25 jours de congés, 5 jours maladie, 5 jours de formation, 15 % du temps en acquisition, 10 % de réserve. Jours facturables réels : environ 155 jours. TJM nécessaire : ≈ 390 €/jour, soit 49 €/heure. Un taux que beaucoup de débutants fixent spontanément à 250–280 €, créant un manque à gagner de 20 000 € annuels.
Scénario 2 — Consultant senior en SASU : Objectif 90 000 € nets. Charges combinées IS + cotisations ≈ 50 %. 30 jours de congés, 10 jours maladie, 10 jours de formation, 20 % d'acquisition, 15 % de réserve. Jours facturables : environ 135 jours. TJM nécessaire : ≈ 1 000 €/jour. À ce niveau, la structure juridique et la négociation contractuelle deviennent aussi importantes que le taux lui-même. Un écart de 10 % sur la part acquisition (passer de 20 % à 10 %) libère 15 jours facturables supplémentaires, soit ≈ 15 000 € de CA additionnel sans augmenter le taux.
1. Confondre chiffre d'affaires et revenu net. Un freelance qui affiche 80 000 € de CA en micro peut percevoir moins de 60 000 € nets après cotisations et impôt sur le revenu. Pourtant, en 2026, on croise encore des discussions dans les communautés freelance où des consultants citent leur CA comme équivalent à un salaire — une erreur qui fausse toute comparaison avec le salariat.
2. Oublier les jours non facturables dans la base de calcul. Diviser son objectif annuel par 220 jours ouvrés est l'erreur classique. Les 220 jours incluent le temps de prospection, les formations, les congés non provisionnés. Le nombre de jours réellement facturés et encaissés tourne souvent entre 140 et 170 pour un freelance actif avec une activité commerciale normale. Sous-estimer ce chiffre de 20 % revient à se fixer un TJM 20 % trop bas.
3. Ne pas prévoir de réserve de trésorerie. Un client qui paie à 60 jours, un mois creux entre deux missions, une facture impayée — sans 10 à 15 % du CA mis de côté, ces événements normaux deviennent des urgences financières. Les outils comme FastBill ou sevdesk permettent de suivre les encaissements en temps réel et d'identifier les décalages avant qu'ils impactent la rémunération. Toggl, côté suivi du temps, aide à vérifier si la part d'acquisition estimée correspond à la réalité des heures investies.
La facturation à la journée reste la norme dans les ESN, les directions des systèmes d'information et les cabinets de conseil en France — les clients grands comptes et ETI raisonnent quasi exclusivement en TJM. Depuis 2024, plusieurs plateformes de mise en relation (Malt, Comet, Kicklox) ont renforcé leur position de marché, ce qui a légèrement tiré les taux vers le haut dans les métiers tech et data, où les TJM médians dépassent désormais 600–700 € pour les profils expérimentés.
Le modèle est viable à condition de deux choses : d'abord, facturer suffisamment de jours pour couvrir le fixe incompressible (charges, provisions, réserves) ; ensuite, piloter activement le taux de remplissage. Un consultant à 800 €/jour avec 120 jours facturés gagne moins qu'un consultant à 600 €/jour avec 165 jours. La densité de mission compte autant que le tarif affiché. Pour aller plus loin sur la diversification des revenus en parallèle d'une activité freelance, le calculateur de revenus affiliés de simple-calculator.online permet de modéliser une source de revenu complémentaire passive.
Partez du calcul bottom-up : objectif net → charges → jours réels facturables. Croisez ensuite avec les grilles publiées par Malt ou Comet pour votre métier et votre région. En Île-de-France, les TJM débutants en développement web démarrent autour de 300–400 €, en consulting stratégie plutôt 500–600 €. Le marché DACH (Allemagne, Autriche, Suisse) affiche des taux 15–25 % supérieurs à la moyenne française.
Oui. Une mission longue (6 mois+) justifie un léger rabais de 5–10 % en échange de la visibilité sur le planning et la réduction du temps d'acquisition. À l'inverse, une mission urgente de 2 semaines mérite une majoration de 15–20 % pour compenser le risque de creux après. Cette flexibilité doit être anticipée dans votre calcul de base, pas improvisée à la négociation.
Pour 50 000 € nets, le TJM nécessaire en micro sera généralement inférieur — les charges y sont proportionnelles et plafonnées. En SASU avec dividendes, les prélèvements sociaux sur dividendes (17,2 % en 2026) s'ajoutent à l'IS, mais la structure offre plus de flexibilité pour optimiser au-delà de 60 000 € de revenus. Le seuil de bascule rentable se situe souvent entre 60 000 et 80 000 € de rémunération annuelle cible.
Le taux horaire (TJM ÷ 8) sert surtout à comparer avec des offres de CDI ou à facturer des petites missions ponctuelles. Pour la plupart des missions B2B, le TJM reste l'unité de référence. Attention : un TJM de 600 € représente 75 €/heure sur 8h, mais si la réunion client dure 10h, vous êtes à 60 €/heure de fait — sans l'avoir négocié.
La méthode la plus fiable est de provisionner les creux dans le taux lui-même, via le pourcentage de réserve. Si vous anticipez 1 mois creux par an (≈ 8 % du temps), ajoutez 8–10 % à votre TJM cible. Suivre mensuellement le taux de remplissage réel avec un outil comme Hubstaff permet d'ajuster la stratégie commerciale avant que le creux ne devienne critique.
Entrez vos propres paramètres dans le calculateur ci-dessus pour obtenir votre TJM plancher personnalisé en moins de 30 secondes.